50 internautes risquent la prison
50 internautes risquent la prison
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La guerre du piratage est déclarée et le hasard a mal fait les choses pour 50 internautes qui ont téléchargé de la musique via des systèmes peer to peer.
Quel est le crime ?
Rien que sur le premier trimestre 2004, le marché du disque en France a vu son chiffre d'affaire baisser de plus de 20 % par rapport à l'année dernière. Pour les maisons de disques, le coupable est le peer to peer. Le peer to peer fonctionne comme un cycle. En effet, une personne souhaitant télécharger un disque ou un simple morceau de musique par exemple, doit simplement télécharger un logiciel gratuit d'échange et de partage de fichiers peer to peer comme Kazaa, Emule etc. qui lui permettra de consulter la liste de millions d'ordinateurs connectés avec le même logiciel. En tapant le nom d'une chanson via ce logiciel, deux ordinateurs se connecteront et pourront s'échanger les fichiers désirés.Ce procédé est illégal.
Si un internaute veut télécharger de la musique il peut le faire légalement.
En effet, des boutiques virtuelles ouvrent sur le net. Ces boutiques possèdent des discothèques variées et nombreuses et font payer à prix réduit le téléchargement de morceaux musicaux. Quel que soit le site, en règle générale le prix ne varie pas : environ 1 € le morceaux et 10 € l'album.
Aujourd'hui, les 50 internautes qui viennent de tomber dans les filets judiciaires tendus par l'industrie du disque risquent jusqu'à 300 000 € d'amende et trois ans d'emprisonnement.
L'objectif des maisons de disques.
50 internautes interpellés pour 4 à 6 millions de personnes (en France seulement) échangeant de la musique illégalement. « Il est clair que l'objectif premier n'est pas de multiplier les procédures et les actions en justice mais de faire changer le comportement des internautes. En effet, la plupart sont honnêtes, il s'agit de leur faire comprendre que le téléchargement illégal est l'équivalent d'un vol de CD dans un magasin. Nous voulons agir de la même manière que le gouvernement pour la sécurité routière : il y a encore très peu de radars automatiques sur les routes mais leur présence a permis de faire évoluer les habitudes au volant. » A déclaré Marc Guez, directeur gérant de la société civile des producteurs phonographiques.
En poursuivant au hasard quelques internautes, l'industrie du disque marque des points. L'année dernière aux États-Unis, le nombre de fichiers échangé a baissé de 30 % lorsque les premières poursuites ont été engagées contre des internautes. Reste à savoir si la baisse de téléchargements musicaux signifie baisse de téléchargements tout court. En effet dans le même temps, les échanges sur des logiciels comme bitTorrent se sont multipliés. Ce logiciel performant permet non seulement de partager des morceaux musicaux mais aussi des films ou des jeux vidéo encore plus facilement.
En quatre ans, le nombre de fichiers téléchargés dans le monde a été multiplié par 75. Des milliards de données circulent chaque seconde sur la toile. Ce nombre impressionnant semble difficile à diviser et les « pirates » de l'informatique semblent avoir de beaux jours devant eux.