Google fait le ménage
Google fait le ménage

Le moteur de recherche Google ne fait plus apparaître les référenceurs qui aident leurs sites clients à passer en tête de liste dans ses pages.
Pourquoi une telle décision ?
Google est le moteur de recherche numéro un sur Internet, il possède 70 % des parts de marché. De ce fait, c'est sans scrupule qu'il a rayé de ses tablettes plusieurs sites dont l'activité consiste à aider leurs clients à apparaître le mieux possible dans ses pages. Par exemple, à faire apparaître le plus haut possible, un site proposant les mêmes services que des centaines d'autres, dans la page de résultats du moteur lorsque l'internaute tape le nom du sujet désiré. Ces référenceurs, comme on les appelle, sont de fins connaisseurs du robot du moteur et ont mis au point toutes sortes d'astuces afin d' « optimiser la visibilité » des « sites qui leur sont confiés » : environ un tiers des visites de sites sont le résultat de l'interrogation d'un moteur de recherche. Voilà pourquoi Google a décidé leur exclusion. « Les sites déréférencés ne le sont qu'après avoir été identifiés de façon répétée et massive comme des tricheurs » se justifie le bureau du moteur de recherche, situé à Paris. « Cette pratique est assimilée à du spamming. Il fallait mettre fin à cette dérive qui nous touche dans ce que nous avons de plus précieux, c'est-à-dire la pertinence de nos résultats. ».
Toutefois, certains patrons de sites sur qui la sanction est tombée, voient ce procédé d'un autre œil.
Des enjeux financiers très importants

Même si en principe, aucune disparition du moteur de recherche n'est définitive, pour les professionnels du référencement, cette sanction n'a rien à voir avec une supposée défense de la réputation d'excellence de Google. Selon certains patrons de sites, il serait possible que Google profite de sa position dominante pour imposer sa loi au marché. En effet, un trop bon référencement pourrait être perçu comme une concurrence dangereuse pour le moteur de recherche dans le domaine de l'activité rémunératrice de vente d'espaces publicitaires, appelés liens sponsorisés ou commerciaux (ces encarts payants représentant aujourd'hui l'immense majorité des revenus des moteurs de recherche, soit l'équivalent de 628 millions d'euros sur le dernier trimestre chez Google).
En règle générale, afin d'éviter ce désagrément, les référenceurs passent des codes de bonne conduite avec la plupart des moteurs de recherche, mais avec le Google, ces codes n'existent pas. Chaque moteur de recherche a son propre niveau de tolérance quant au référencement, de ce fait, il est très facile de passer du niveau optimum de référencement à l'abus de référencement et dans le second cas, le site est banni.
Point négatif pour Google, il ne faut pas penser qu'un site banni se retrouve dans le désarroi le plus total. En effet, il existe de multiples possibilités pour celui-ci concernant son retour sur le moteur. Il lui suffit par exemple de réapparaître sous une autre adresse ou plus simple encore, il lui suffit d'acheter sa place.
Si le célèbre moteur de recherche californien ne permettait pas ce genre de « pirouettes financières » l'ensemble des internautes aurait éventuellement pu croire en sa bonne foi mais comme toujours, c'est par l'argent que le bas blesse.