Mar 09 Fév - Sainte Apolline

Un redskin tué par deux skinheads

Un redskin tué par deux skinheads



   Site à visiter
Le 12 mars 2005, un corps sans vie avait été retrouvé au bas d'un pont en Isère. Après enquête, les gendarmes ont découvert que l'homme était un redskin. Mais l'enquête vient de rebondir après l'arrestation de deux skinheads de la région, qui ont reconnu avoir tué la victime. Leurs idéologies respectives auraient causé ce drame.

Un fait divers macabre



Le 12 mars dernier, les gendarmes découvraient un homme mort dans le lit de la rivière Le Breda, en Isère. L'homme aurait basculé par-dessus la rambarde du pont avant de tomber de plus de sept mètres. Assommé, le courant l'aurait noyé rapidement. Toutefois, eut égard aux éléments retrouvés sur place, les gendarmes vont très vite écarter la thèse de l'accident, de même que celle du suicide.
Une rapide enquête, les gendarmes vont découvrir le nom de la victime. Il s'agit de Jean-Jacques Poilpot, âgé de trente ans et qui habite la commune toute proche d'Allevard. Cet homme était connu pour son appartenance au mouvement redskin, mouvement radical communiste et antifasciste. Dans ce milieu, il était surnommé le Comanche, en raison de sa coupe de cheveux à l'iroquoise.
L'enquête va aussi tenter de reconstituer l'emploi du temps de la victime avant sa mort. D'après de nombreux témoins, Jean-Jacques Poilpot avait passé la soirée du 11 mars dans un bar, le Red Erik. Mais ils ont aussi confirmé aux enquêteurs que la victime avait eu une violente altercation avec deux autres clients, deux skinheads.
Grâce à ces renseignements, les gendarmes ont pu remonter la piste des deux meurtriers présumés, qui ont été arrêtés.

Pas de remords et beaucoup d'idéologie



Après avoir été mis sur la piste de deux skinheads, les gendarmes ont pu retracer leurs informations et ont arrêté deux hommes de vingt ans. Le premier, Cédric Novel-Catin, père de famille au chômage et Bernard Bocquet, un charpentier, tous deux habitants la commune de Chamoux-sur-Gelon. Un point commun entre les deux hommes : leur appartenance non officielle au mouvement skinhead.
Rapidement arrêtés et interrogés par les gendarmes, ces deux hommes ont reconnu sans mal avoir jeté la victime par-dessus la rambarde du pont. Ils ont même insisté sur le fait qu'ils avaient proposé à la victime, ivre, de la ramener chez elle, le passage sur le pont ayant été un déclic. Pourtant, selon les enquêteurs, il est encore impossible de savoir s'ils ont volontairement jeté leur victime par-dessus le pont ou si la bagarre a mal tourné. Toujours est-il qu'ils projetaient de lui donner une bonne leçon.
Mais ce qui a le plus horrifié les enquêteurs, c'est de voir que les meurtriers n'avaient aucun remord quant à ce qu'ils avaient fait. Mais, pour les gendarmes, ce fait s'explique par l'idéologie qu'ils ont. En effet, pour eux, les personnes comme Jean-Jacques Poilpot ne sont que des « rebuts de la société » et, à ce titre, il serait « normal » de s'en débarrasser. Il faut dire que les deux meurtriers sont fortement imprégnés de l'idéologie raciste, voire néonazie qui touche le mouvement skinhead, comme le montrent les tatouages à la gloire du régime nazi arborés par l'un d'eux. De plus, leurs modèles seraient Hitler et Mussolini. Bien que l'enquête ne soit pas terminée, il semble que la prison attende ces deux hommes.

Ce sont donc deux skinheads qui ont tué Jean-Jacques Poilpot, sans doute à cause des idéologies totalement opposées qu'ils défendaient.


Discuter de l'article Un redskin tué par deux skinheads sur le forum